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Les producteurs audiovisuels face à la multiplication des écrans et des modes de diffusion

Le débat de la conférence de presse de présentation des nominés 2011 du Prix du Producteur français de Télévision

A l’occasion de la conférence de presse de présentation des 15 sociétés nominées aux Prix du Producteur français de Télévision 2011 qui s’est tenue le 16 novembre au Théâtre du Rond Point à Paris, les producteurs qui étaient présents (photo) ont débattu de l’évolution de leur métier dans un contexte de multiplication des écrans et des modes de diffusion.


Tous ont rappelé que la diversification des modes de diffusion était une réalité déjà largement prise en compte dans leur métier, et ce quel que soit le secteur (animation, documentaire ou fiction), les nouveaux médias (diffusion sur internet, sur les réseaux sociaux ou sur les mobiles et tablettes, …) étant notamment des outils de promotion ou d’accélération de la notoriété des programmes qu’ils produisent, ou encore l’occasion d’explorer de nouvelles formes de création interactive et/ou cross-média.


Tous ont cependant aussi souligné la prise de risque accrue des producteurs pendant la phase de développement de nouveaux programmes ainsi que, plus largement, les risques de déstabilisation du marché liés à l’émiettement de l’audience qui résultait de ces nouveaux médias comme de l’arrivée de nouvelles chaînes de télévision, alors que la réalité restait celle d’un financement très majoritairement assuré par les chaînes hertziennes historiques (selon les données CNC pour 2010, TF1, France Télévisions, M6, Canal+ et Arte représentent toujours à elles seules plus de 80% des investissements des diffuseurs français dans l’animation, près de 90% dans le documentaire et 98% dans la fiction). Ainsi, alors qu’aucune chaîne nouvelle de la TNT ni aucun nouvel acteur exploitant des œuvres en ligne n’investit encore significativement dans la création d’œuvres patrimoniales, et qu’un appel d’offre vient d’être lancé par le CSA pour 6 nouvelles chaînes TNT, les producteurs ont rappelé la nécessité de dynamiser les flux financiers qui viennent alimenter le secteur audiovisuel (publicité et redevance) et d’assurer une contribution adéquate de tous ces nouveaux acteurs au financement et au renouvellement de la création audiovisuelle.


A cette occasion, il a également été fait état de l’importance des aides à la création accordées par la PROCIREP dans le cadre de la législation relative à la rémunération pour copie privée, en particulier les aides attribuées par la Commission Télévision en matière de développement de programmes d’animation, de documentaires et de fictions TV, dont le montant total représentait 2,3 M€ en 2010, soit 1/3 des sommes consacrées de son côté par le CNC au développement de ces mêmes programmes (7 M€ en 2010). Le total des aides à la création attribuées chaque année par la PROCIREP sur les fonds collectés au titre de la rémunération pour copie privée se montent à 3 M€ pour les œuvres cinématographiques (principalement des aides au développement de longs métrages et des aides à la production de courts métrages) et 6 M€ pour les œuvres audiovisuelles (animation, documentaire, fiction et actions d’intérêt collectif).


Les photos de la conférence de presse sur Facebook ...


Le communiqué de presse du 18 novembre 2011.







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